Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat
Les politiques gouvernementales françaises en matière en matière de nutrition et de santé s'articulent désormais autour de la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC).
Issue de la loi Climat et Résilience de 2021 et des travaux de la Convention citoyenne pour le climat, cette stratégie nationale fixe aujourd'hui le cadre de référence des actions conduites en faveur d'une alimentation favorable à la santé et respectueuse de l'environnement, tout en réduisant les inégalités sociales et territoriales de santé. En parallèle des enjeux nutritionnels, la promotion d'une alimentation locale, en lien avec une agriculture résiliente tournée vers la transition écologique constitue une priorité.
Elle repose ainsi sur une approche globale de la santé, intégrant les interactions entre alimentation, activité physique, climat et inégalités sociales et territoriales de santé, selon le principe « One Health » (« Une seule santé »).
Dans la continuité du Programme national de l'alimentation et de la nutrition, la SNANC concilie enjeux de santé publique, d'environnement, d'agriculture, et de justice sociale, autour de deux entités phares :
Le Programme national pour l'alimentation (PNA 4)
Le PNA est porté par le ministère de l'agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire. Il propose 4 axes pour agir sur l'ensemble du système alimentaire et accélérer la transition vers une alimentation saine et durable.Le Programme National Nutrition Santé (PNNS 5)
Le PNNS est piloté par le ministère chargé de la Santé. Il a pour objectif d'améliorer l'état de santé de l'ensemble de la population. Il vise à promouvoir une alimentation favorable à la santé, la pratique au quotidien de l'activité physique et la diminution de la sédentarité en prenant en compte les dimensions culturelles et environnementales avec un objectif de réduction des inégalités sociales de santé.
Il promeut également l'activité physique et la réduction de la sédentarité au travers des mesures de la Stratégie Nationale Sport Santé (SNSS 2).
La SNANC oriente également la trajectoire des différents plans majeurs de prévention, comme le Plan national santé environnement (PNSE 4), le Plan vélo et marche, la Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE 2), ou encore les différentes feuilles de route ministérielles (obésité, précarité alimentaire…).

La SNANC vise à transformer durablement les systèmes alimentaires afin de répondre aux grands défis sanitaires, environnementaux et sociaux des prochaines décennies.
Elle poursuit notamment 4 axes pour 2030 :
- Diminuer la prévalence du surpoids et de l'obésité chez les enfants et les adolescents, notamment dans les familles défavorisées
- Tendre vers la disparition de l'insécurité alimentaire
- Réduire les émissions de gaz à effet de serre, hors puits de carbone, de 50 %
- Améliorer la souveraineté alimentaire de la Nation
Ces principaux objectifs sont déclinés par 5 objectifs opérationnels, eux-mêmes précisés par 14 actions phares. Elles sont déployées de manière opérationnelle dans le PNNS et le PNA.
Les axes de la SNANC font également l'objet d'adaptations spécifiques pour les territoires ultramarins, dont les réalités sanitaires, sociales, environnementales et alimentaires diffèrent de celles de l'Hexagone.
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Objectifs opérationnels en lien avec la nutrition et le PNNS
La SNANC décline 3 objectifs opérationnels directement en lien avec la nutrition et le PNNS :
- Atteindre les objectifs de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) à horizon 2030 par une évolution progressive vers des régimes alimentaires conformes aux repères du PNNS : augmentation de la consommation de fruits et légumes frais, de légumes secs et de céréales complètes, une consommation suffisante et limitée de poisson et de produits laitiers et une limitation de la consommation de viandes et de charcuterie, en particulier importées
- Viser une cible de 12 % de consommation de produits bio en valeur et en moyenne pour l'ensemble de la population sur l'ensemble des circuits de consommation
- Tendre vers plus de 30 % pour la part de fruits et légumes dans l'offre de l'aide alimentaire et atteindre le nombre de 3 000 communes bénéficiaires de l'aide à la tarification sociale



